Sous pression

Sous pression

Royal Caribbean | Publié le 15 mai 2010

La construction du premier géant des mer s'est révélée une incroyable course contre la montre.

Bien que soigneusement planifiée, la construction du Voyager of the Seas s’est finalement avérée une véritable odyssée en raison d’un incident qui aurait pu tourner à la catastrophe. Ce premier méga navire de l’histoire maritime, avec ses quelque 140 000 tonnes et sa capacité de 3 800 passagers et 1 200 membres d’équipage, a été lancé à la fin de 1999. Sa construction a duré près de trois ans au chantier naval finlandais Turku.

Le découpage de l’acier assisté par ordinateur a remplacé le travail manuel d’antan, le soudage sophistiqué a éclipsé le rivetage, l’approche modulaire a permis de mener à bien la construction du Voyager of the Seas sur différents sites, puis d’accélérer l’assemblage des multiples sections de ce puzzle géant.

Tout allait bien, jusqu’au jour où la naissance du Voyager of the Seas a été compromise en raison d’un incendie. Heureusement, il a rapidement été maîtrisé sans causer trop de dommages. Il a toutefois été à la source de retards qui ont transformé l’achèvement du navire en une incroyable course contre la montre. Car aucun retard ne pouvait être toléré, vu que les ventes de cabines avaient démarré plusieurs mois plus tôt et allaient bon train.

À seulement trois semaines du voyage inaugural – prévu le 21 novembre 1999 à Miami et qui affichait complet depuis fort longtemps –, la somme des travaux qui restait à compléter était tout simplement stupéfiant. Par exemple, les travaux de finition de la plupart des zones du navire n’avaient même pas encore débuté!

La direction de Royal Caribbean International prit alors la décision d’embaucher des travailleurs supplémentaires. Tous ont travaillé d’arrache-pied, jour et nuit, y compris durant la traversée de l’Atlantique, alors que le navire avait quitté le chantier naval finlandais pour rejoindre son port d’embarquement floridien. D’autres ouvriers, outils et matériels furent même embarqués durant de brèves escales au Danemark et en Angleterre.

Quelques jours avant l’arrivée à Miami, le Voyager of the Seas était encore loin d’être prêt à recevoir ses premiers passagers. Tandis que les danseurs et les chanteurs rodaient leurs spectacles, que des membres d’équipage répétaient inlassablement les procédures de sécurité, tout particulièrement celles relatives à la lutte contre les incendies et que d’autres membres du personnel peaufinaient les derniers détails de logistique en cuisine, des dizaines d’ouvriers complétaient les travaux de peinture et la mise en place des dizaines d’oeuvres d’art à travers les 14 ponts du géant des mers. Le jour précédant l’arrivée à Maimi, des tonnes de débris jonchaient le navire. Ils fûrent retirés in extrémis.

Au total, il aura fallu quelque 21 millions d’heures de travail, 10 000 travailleurs et 300 000 pièces d’acier pour bâtir ce premier géant des mers. L’expression cité flottante prend ici tout son sens quand on sait que la largeur de 156 pieds du Voyager of the Seas est d’environ 50 % plus grande que la moyenne des navires de croisière. Et que sa longueur correspond à la hauteur de l’Empire State Building.

Par la suite, entre 2000 et 2003, Royal Caribbean Cruises a lancé quatre autres navires de la classe Voyager, soit l’Adventure of the Seas, l’Explorer of the Seas, le Mariner of the Seas et le Navigator of the Seas.

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